Une fois par mois, l’échappée close vous propose une rencontre autour d’un livre.

Le concept est simple, celui du club lecture : vous achetez le livre à la librairie, vous le lisez et nous en discutons tous ensemble autour d’un bon verre de vin!

Pas besoin d’être bilingue, l’important est de participer!

Un jeudi par mois à 19h30

Inscription: info@lechappeeclose.it

Entrée libre

Les bonnes feuilles sont les premières feuilles d’une impression avant rognage et reliure, aujourd’hui expression utilisée pour évoquer l’extrait d’un ouvrage publié dans la presse avant sa parution. (définition du Larousse)


Jeudi 30 AVRIL

Chanson douce de Leïla Slimani

«Louise ? Quelle chance vous avez d’être tombés sur elle. Elle a été comme une seconde mère pour mes garçons. Ça a été un vrai crève-coeur quand nous avons dû nous en séparer. Pour tout vous dire, à l’époque, j’ai même songé à faire un troisième enfant pour pouvoir la garder.» Lorsque Myriam décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise et sont conquis par son aisance avec Mila et Adam, et par le soin bientôt indispensable qu’elle apporte à leur foyer, laissant progressivement s’installer le piège de la dépendance mutuelle..

Jeudi 28 MAI

Le bal des folles de Victoria Mas

1885 : comme chaque année, à la Salpêtrière, se tient le très mondain « bal des folles ». Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Cette scène joyeuse cache une réalité sordide : ce bal « costumé et dansant » n’est rien d’autre qu’une des dernières expérimentations de Charcot, adepte de l’exposition des fous.
Dans ce livre terrible et puissant, Victoria Mas choisit de suivre le destin de ces femmes victimes d’une société masculine qui leur interdit toute déviance et les emprisonne. Parmi elles, Geneviève, dévouée corps et âme au célèbre neurologue ; Louise, abusée par son oncle ; Thérèse, une prostituée au grand coeur qui a eu le tort de pousser son souteneur dans la Seine ; Eugénie enfin qui, parce qu’elle dialogue avec les morts, est envoyée par son propre père croupir entre les murs de ce qu’il faut bien appeler une prison. Un hymne à la liberté pour toutes les femmes que le XIXe siècle a essayé de contraindre au silence

Jeudi 25 JUIN

Sarah Bernhardt de Françoise Sagan

Voici une biographie littéraire où la voix de l’autrice, sa musique, son style comptent autant que le personnage auquel elle s’attache.
C’est aussi la rencontre de deux femmes : l’une écrit, l’autre chante, peint, courtise, pose, compose ou joue.
Pour sa première expérience de biographe, Françoise Sagan pétille d’intelligence, de verve et d’esprit, et se distingue de tous ceux qui ont encensé ou condamné Sarah Bernhardt, en prenant le parti d’interroger son héroïne dans un portrait-miroir.
Elle nous livre une femme plus vivante, plus brûlante, plus drôle surtout que celle que nous connaissions jusqu’ici, surtout dans les plus tragiques moments de son existence. Comme un rire incassable.